dimanche, 20 mai 2012  

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Iran : Une situation «inquiétante» à Téhéran

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le 17.05.12 - elwatan - En Iran, ces dernières semaines, on fait plus attention au problème de l’alcool qu’à celui du diabète ou cardio-vasculaire. La consommation d’alcool, interdite depuis la révolution islamique, est devenue «inquiétante» à Téhéran, selon un adjoint du ministre de la Santé, Bagher Larijani, cité mardi par les médias iraniens. «Nous recevons quelquefois des rapports des hôpitaux et des médecins sur la consommation de l’alcool dans les quartiers (populaires) du sud de Téhéran qui sont inquiétants», a déclaré M. Larijani, ajoutant que la consommation d’alcool était également «élevée» dans «certaines régions» du pays. Il a souligné qu’il fallait désormais «faire davantage attention» au problème de l’alcool qu’à celui de maladies comme «le diabète et les problèmes cardiaques et vasculaires».

Depuis la révolution islamique de 1979, la vente et la consommation d’alcool sont interdites en Iran, sauf pour les minorités chrétiennes. La consommation semble toutefois en hausse ces dernières années, malgré les peines sévères prévues contre la production, la consommation et le trafic d’alcool. Mais selon les chiffres officiels, de 60 à 80 millions litres d’alcool de contrebande entrent chaque année dans le pays et la police en saisit seulement 20 millions de litres. Un responsable de la lutte contre la contrebande estimait, début 2011, le marché à 730 millions de dollars par an. Le chef de la police, le général Esmaïl Ahmadi Moghadam, a récemment affirmé que le pays comptait quelque «200 000 alcooliques», et que 80% de l’alcool de contrebande entrait en Iran depuis le Kurdistan irakien.

Outre l’alcool importé illégalement, on peut trouver en Iran de l’alcool artisanal fabriqué clandestinement, moins cher mais parfois toxique et qui fait chaque année des dizaines de victimes en Iran. La police iranienne s’est dotée cette année d’alcootests pour dépister les automobilistes conduisant en état d’ivresse. Les contrevenants sont passibles d’une amende de 2 millions de rials (120 dollars), d’une confiscation du permis de conduire et de poursuites judiciaires.

 

rideau de fer électronique: L'Iran interdit l'utilisation des messageries étrangères dans les banques

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visamedias, 12 Mai 2012 - Écrit par Rédaction & Agences Le ministère des Télécommunications iranien a interdit aux banques, aux compagnies d'assurances et aux opérateurs téléphoniques tout recours à des messageries étrangères pour leurs échanges de courriers électroniques, a rapporté samedi un hebdomadaire.

"Le ministre des Télécommunications a ordonné l'utilisation de noms de domaines iraniens se terminant par .ir", selon l'hebdomadaire spécialisé dans les télécommunications Asr Ertebatat.

Il a interdit aux banques, aux sociétés d'assurances et aux compagnies téléphoniques de recourir à des hébergeurs étrangers pour leurs sites, ou de donner des informations à leurs clients en utilisant des messageries étrangères comme Yahoo, Gmail, Hotmail ou MSN, ajoute Asr Ertebatat.

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L’Iran veut se déconnecter d’Internet (et le remplacer par le sien)

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 UberGizmo.com - 10/04/2012 -  Par Nicolas Martin - L’Iran aurait  l’intention de se déconnecter d’Internet et de lancer sa propre version, que son gouvernement prétend être plus «propre».

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J’imagine qu’en pensant à cela vous devez être en train de vous dire que vous êtes tout de même chanceux de vivre dans un pays dans lequel votre gouvernement n’est pas aussi répressif (bon, sauf si vous vivez dans un pays dans lequel les libertés sont une chose aussi courante qu’un petit coin de verdure en plein Sahel). Ainsi, l’Iran vient d’arriver en tête de la liste des régimes répressifs qui restreignent les libertés sur Internet de la manière la plus agressive. Et on les applaudit bien fort… Cette liste a d’ailleurs été publiée par Reporters sans frontières.

Donc l’idée du gouvernement iranien de créer son propre Internet tient pile-poil dans le cadre de cette notion de contrôle absolu sur les medias : rien ne rentre, rien ne sort. Le système proposé sera donc isolé de l’Internet que nous connaissons et que nous apprécions (même s’il est vrai qu’on n’y trouve pas toujours les choses les plus intelligentes… mais c’est justement l’idée qu’on puisse y trouver de tout de manière libre qui le rend justement extraordinaire). Et bien entendu,  inutile de préciser qu’il sera fortement réglementé par le gouvernement. Des responsables du gouvernement iranien ont fait valoir que ce nouveau système pourrait devenir actif d’ici 5 mois.  

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Iran: chape de plomb numérique pour contrer le Printemps arabe

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Jeune Afrique - 12/04/2012 - Le ministre iranien des Technologies de l'information et de la communication a annoncé que le régime - qui a étrangement démenti depuis -, allait couper internet pour le remplacer, en août, par un gigantesque réseau national, isolé de l’extérieur et strictement contrôlé par la censure. Une immense cloche de verre pour protéger la dictature du Printemps arabe...

Entre le Printemps arabe et l’hiver numérique, Téhéran a fait son choix. Reza Taghipour, ministre iranien des Technologies de l’information et de la communication, a annoncé jeudi 5 avril un vaste chantier : la fermeture d’Internet, accusé de promouvoir « le crime, la désunion, la conduite immorale et l’athéisme ». Si l’annonce a été démentie depuis par les autorités iraniennes comme une « propagande occidentale », un leitmotiv à Téhéran, l'information paraît toutefois en totale cohérence avec les intentions du régime.

L’opération se déclinerait en deux phases, selon les propos du ministre, rapportés par l'Agence de presse du régime Fars news. En mai, les grandes plateformes internationales, essentiellement américaines, seraient bloquées. Exit donc Google, Gmail, Yahoo et Hotmail et bienvenue à Iran Mail et à Iran Search Engine, créées pour l’occasion. Si cette première étape pourrait à la rigueur passer pour une promotion du « Made in Iran », l’idée serait cependant beaucoup plus vaste.

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Nouvelle d'Iran: Le nouvel an est là, Eyde shoma mobarak ! ("Bonne année à vous", en persan)

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Aux aurores, les Iraniens fêtent la nouvelle année
Grand ménage, plats de fêtes et sucreries, cadeaux et moments en famille, Norooz («le jour nouveau») est arrivé, c’est le nouvel an, le moment de réjouissance que les Iraniens affectionnent le plus.

A 6 heures 14 minutes et 27 secondes, heure de Paris, ce mardi 20 mars, au moment précis de l’équinoxe, les Iraniens entrent dans l’année 1391.

"Secouer la maison" pour accueillir le nouvel an

Une nouvelle année commence, le nouveau départ s’accompagne de son lot de traditions depuis des siècles et même des millénaires.

Chaque maison connaît un grand ménage de printemps, appelé «xunetekouni» («secouage de maison»), avant d'être décorée d’un «Haft sin» («les sept S»).

Le traditionnel Haft sin
Pour le «Haft sin», sept objets commençant par la lettre S sont agencés dans un espace consacré. Selon le goût de la maison, on peut y trouver: des Sabzeh, germes de blé ou de lentille, symboles de fertilité ; du Samanu, une douceur sucrée faite de germe de blé, pour l’abondance ; des Senjed, fruits séchés, symbolisant l’amour ; du Sîr, l’ail, symbole de la médecine ; une Sîb, pomme, pour la beauté et la bonne santé, du Somaq, un épice dont la couleur évoque le lever du soleil et symbole de bonne santé ; du Serkeh, vinaigre, pour l’âge et la patience ; une Sonbol, la fleur de jacinthe, évoquant l’arrivée du printemps, des Sekkeh, pièces de monnaie, symboles de prospérité et de santé. D’autres éléments peuvent être disposés: des bougies allumées (apportant le bonheur), un miroir, des œufs peints (symboles de fertilité), des poissons rouges (symboles de la vie), un livre sacré ou encore un livre de poésie, presque toujours le Shâh Nâme du poète Ferdowsi ou le Diwan d’Hafez.

Une fête aux origines zoroastriennes

Beaucoup de légendes sont liées à cette fête et la rendent mystérieuse. Norooz commence dans l'enthousiasme et le désordre, comme le voulaient les anciens qui considéraient que l'agitation mène au calme. Des coutumes ont vu le jour dans cette idée, comme le « xunetekouni » ( « secouage de maison ») qui apporte l'ordre et la propreté dans la maison désordonnée. Toutes les pièces sont méticuleusement nettoyées, des grandes armoires aux fonds de tiroirs.

Dans l'Iran ancien, la maison était parfois entièrement repeinte et les meubles usés remplacés par de nouveaux. Il fallait également casser une poterie, symbole des impuretés et des chagrins de l'année finissant. Les Iraniens croyaient que les esprits des morts revenaient dans les maisons et pouvaient repartir contents en voyant leur famille heureuse et la maison propre.


Se déguiser en "Hajifirooz" pour fêter Norooz
Certains Iraniens se noircissaient même le visage pour célébrer le retour des morts  et se baladaient dans les marchés. La frontière entre les mondes des morts et des vivants était ainsi rompues, ainsi que l'ordre régnant pendant le restant de l'année. Cette tradition a donné naissance au personnage « Hajifirooz ». Aujourd'hui encore, les hommes se noircissent le visage et s’habillent en rouge pour annoncer l'arrivée du printemps en chantant et jouant du tambourin dans les rues.

Le nouvel an est là, Eyde shoma mobarak ! ("Bonne année à vous", en persan)

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